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Le secteur de la construction belge baisse de 0,3 % en 2023

K2 is lichtjes gedaald in mei

Embuild s’attend à ce que le secteur de la construction connaisse une baisse de 0,3 % en 2023, alors que la fédération de la construction s’attendait à une stabilisation pour cette année. La construction de nouveaux logements connaît un coup dur cette année (-8 %), tandis que la construction de bâtiments non résidentiels, comme les bureaux, continue d’enregistrer des mauvais résultats (-3,3 %). L’année dernière, le secteur avait connu en général une croissance de 1,5 %. Si, cette année, la baisse constatée dans la construction n’est pas plus forte, c’est principalement grâce à la rénovation de logements (+2,4 %), la rénovation de bâtiments (+1,6 %) et les travaux d’infrastructure (+4,7 %). « Pour 2024, nous nous attendons en général à une croissance (+3 %), mais elle s’atténuerait encore en 2025 (+1,5 %), car les plans de relance génèreront alors moins de travaux », précise Niko Demeester, Administrateur délégué d’Embuild. « Il faut donc augmenter considérablement les investissements publics de toute urgence ».

 

La guerre en Ukraine et la crise énergétique n’ont plus d’impact sur la confiance des consommateurs, qui s'est nettement améliorée depuis le début de l’année par rapport aux derniers mois de 2022. Néanmoins, l’augmentation des prix des matériaux de construction (qui ont augmenté de 35 % en moyenne depuis la crise du coronavirus, mais qui sont désormais stabilisés) et la hausse des taux hypothécaires (qui sont passés en quelques années de 1 à 3,5%) continent à peser lourdement sur le secteur de la construction. La construction de nouveaux logements est particulièrement touchée. Pour ce segment de la construction, Embuild prévoit un recul de 8,5 % cette année, recul plus fort qu’attendu.

 

La situation est plus favorable pour la rénovation des logements, avec une croissance de 2,4 % prévue pour 2023. La crise énergétique a clairement stimulé le secteur de la rénovation. Le Belge veut rendre sa maison aussi durable que possible sur le plan énergétique. Sans surprise, le nombre de prêts pour les rénovations énergétiques a doublé en 2022. L'augmentation de la TVA sur la rénovation et sur les démolitions-reconstructions serait donc un signal particulièrement négatif et paralyserait fortement les efforts de rénovation des Belges.

 

La rénovation des bâtiments non résidentiels s'améliorerait également légèrement cette année, et augmenterait de 1,6 % plus précisément. Dès 2025, la situation s'inverserait pour ce segment car les plans de relance européens et le plan de relance post-inondation de juillet 2021 seraient alors en cours de finition.  La construction de nouveaux bâtiments non résidentiels a été durement touchée depuis le COVID et le restera également en 2023 (-3,3 %). La crise du coronavirus a radicalement changé notre façon de travailler et de consommer, en réduisant le besoin d'espace de bureaux et de surface commerciale..

 

Par ailleurs, les travaux d'infrastructure connaîtront une bonne année (+4,7 %). C’est logique, puisqu'il s'agit d'un effet récurrent à l'approche des élections locales, prévues en octobre 2024. De nombreux pouvoirs locaux sont encore en train de mettre en œuvre de nouveaux travaux ou des embellissements avant ce scrutin. Par conséquent, la situation sera beaucoup plus difficile pour ce secteur en 2025 (une baisse de 2,6 % est alors attendue).

 

Niko Demeester, CEO d'Embuild déclare : « La construction se trouvera en eaux troubles cette année, mais aussi dans les années à venir. Cependant, notre secteur sera très utile pour réaliser la transition énergétique et atteindre les objectifs ambitieux en matière de climat. Par conséquent, la TVA sur les travaux de rénovation et de démolition-reconstruction devrait toujours être de 6 %, même après la réforme fiscale. En outre, les différents gouvernements de notre pays ont beaucoup à faire pour moderniser en profondeur leur propre infrastructure et la rendre « à l'épreuve du temps ». D'où notre demande d'augmenter les investissements publics, qui représente actuellement 2,7 % du PIB, à 4 % d'ici à 2029 et à 5 % du PIB d'ici à 2034. Les nombreuses décennies de sous-investissement se font aujourd'hui fortement ressentir. Il est urgent d'inverser la tendance ».