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La baisse de la TVA doit concerner au moins 70 % des logements neufs

Jong koppel met verkoopster.

Un taux réduit de TVA est indispensable afin de rendre le logement neuf plus abordable pour de nombreux particuliers. Pour atténuer la crise du logement, encore faut-il qu’un nombre suffisant de logements puissent en bénéficier. C’est pourquoi Embuild demande, dans le cadre des négociations budgétaires fédérales, que la TVA réduite s’applique aux maisons et appartements neufs d’une superficie allant jusqu’à 150 m². Selon la fédération de la construction, ce seuil permettrait de couvrir environ 70 % des permis de bâtir. « Une baisse de la TVA doit réellement aider les ménages et relancer la construction de logements. Avec une condition de superficie trop stricte, la mesure resterait purement symbolique et n’aurait aucun effet sur la crise du logement », déclare Niko Demeester, CEO d’Embuild.

Embuild demande un taux réduit de TVA pour la construction et l’achat de la seule et unique habitation, ainsi que pour les logements mis en location pendant au moins quinze ans, dans les deux cas sous condition de superficie. Les modalités concrètes de cette condition détermineront l’efficacité de la mesure. Selon la fédération de la construction, un plafond d’au moins 150 m² est nécessaire pour toucher une part suffisamment importante du marché du logement neuf et offrir également des perspectives aux familles avec enfants.

« Une superficie de 150 m² offre suffisamment d’espace pour un logement familial », explique Niko Demeester. « Fixer un plafond trop bas pour bénéficier d’une TVA réduite, c’est exclure de nombreuses familles qui peinent justement aujourd’hui à financer leur projet de construction ou d’achat. Le gouvernement fédéral doit opter pour une mesure qui fait la différence sur le terrain. »

Les obstacles financiers à la construction ou à l’achat d’un logement neuf n’ont cessé de se multiplier ces dernières années. À la TVA de 21 % se sont ajoutés l’augmentation des prix des matériaux de construction, la hausse des coûts salariaux, le durcissement des normes et l’augmentation des taux d’intérêt. L’insécurité juridique et la longueur des procédures de permis compliquent également les nouveaux projets.

Pour un projet de construction neuve de 350.000 euros, dont 70.000 euros pour le terrain et 280.000 euros pour la construction, la TVA sur les seuls coûts de construction atteint 59.000 euros. Le financement pèse lui aussi lourdement : le taux fixe moyen d’un crédit hypothécaire sur 25 ans atteint désormais 4,58 %, son niveau le plus élevé depuis quinze ans.

« Les ménages doivent faire face simultanément à une facture de construction élevée, à une lourde facture fiscale et à un financement plus coûteux », souligne Niko Demeester. « Une baisse de la TVA est le seul levier dont dispose le gouvernement fédéral pour rendre à court terme le logement neuf plus abordable. Encore faut-il l’actionner avec suffisamment de force. »

En même temps, le nombre de permis de bâtir est au plus bas depuis 2002 et le volume de construction de logements neufs diminue sans interruption depuis 2022. La pénurie de logements risque donc de s’aggraver. Les conséquences ne se limitent pas aux candidats acquéreurs. Les ménages qui renoncent à leur projet d’achat ou de construction se tournent souvent vers la location. Cela accentue la pression sur le marché locatif belge, qui ne représente que 26 % de l’offre de logements. Certains logements à louer attirent déjà 60 à 70 candidats. Les ménages vulnérables, en particulier, risquent ainsi d’éprouver de plus en plus de difficultés à trouver un logement abordable.

« Les négociations budgétaires offrent l’occasion de donner aux ménages des perspectives d’accès à la propriété tout en renforçant l’offre locative », conclut Niko Demeester. « Cela nécessite une baisse de la TVA qui concerne suffisamment de logements. Un plafond de superficie de 150 m² est essentiel pour faire de cette mesure un outil efficace de politique du logement. »