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Un accord social dans la construction pour 2025-2026 : pouvoir d’achat, limitation des coûts salariaux et un cadre pour les flexi-jobs dans le secteur

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Le Conseil d’administration d’Embuild vient d’approuver l’accord sectoriel de la Commission paritaire de la Construction (CP 124) pour les années 2025 et 2026. L’accord renforce le pouvoir d’achat des ouvriers, tandis qu’il prévoit dans le même temps des compensations financières importantes pour les employeurs.« Le texte comprend aussi des accords sur l’encadrement des flexi-jobs dans la construction. Tout le monde ne peut pas occuper un flexi-job dans notre secteur. C’est tout à fait logique, vu le travail spécifique sur le chantier et les implications en matière de sécurité », explique Niko Demeester, CEO d’Embuild.

Les employeurs et les syndicats de la CP 124, la plus grande Commission paritaire de la construction, ont conclu un accord sectoriel pour les années 2025 et 2026 pour tous les ouvriers de la construction. Il s'agit d'un accord équilibré, comme le juge la fédération sectorielle Embuild.

À partir du 1er avril 2026, tous les ouvriers de la CP 124 recevront un chèque-repas dont la quote-part de l’employeur s’élève à 1,50 €. Pour les ouvriers qui reçoivent déjà des chèques-repas, la part de l’employeur sera augmentée de 1,50 € à partir de la même date. À une date à déterminer plus tard en 2026, les chèques-repas seront augmentés de 0,50 € supplémentaires. En contrepartie de cette mesure favorisant le pouvoir d'achat, les employeurs du secteur de la construction bénéficient d'importantes compensations. Par exemple, les écochèques sectoriels d'une valeur de 115 euros par an seront supprimés. Les entreprises qui ont converti et conservé intégralement cet avantage peuvent le compenser lors de l'introduction ou de l'augmentation des chèques-repas, à raison d'un montant forfaitaire pouvant atteindre 0,50 € par chèque. En outre, un barème spécifique pour les étudiants de 16 €/h est introduit et il y aura une réduction de la cotisation sectorielle au fonds sectoriel Constructiv lors de l’embauche de nouveaux entrants dans le secteur, soit des personnes qui n’étaient pas connues comme des ouvriers de la construction depuis au moins un an. Cette réduction s'élève à 150 euros par trimestre pendant cinq trimestres. Par la suite, ce montant sera porté à 350 euros par trimestre.

En prévision de l'extension du système de flexi-jobs au niveau fédéral, prévue pour l'été, les partenaires sociaux se sont déjà mis d'accord sur son application dans le secteur de la construction. Les travailleurs de la construction pensionnés seront autorisés à occuper des flexi-jobs à tous les postes, ce qui devrait permettre de combler une partie des pénuries sur le marché du travail. Les autres personnes n'auront droit qu'à des flexi-jobs dans des postes ne nécessitant pas de formation de base en matière de sécurité, comme les ateliers, les bureaux, la logistique ou les services de soutien. Une évaluation de la réglementation suivra en 2026.

Enfin, l'accord renforce également les initiatives existantes en matière d'éducation et de formation, notamment par le biais d'une remise à niveau obligatoire de la formation de base en matière de sécurité, au plus tard dix ans après l'avoir suivie.